Régulièrement je surveille les signes d'Hindenburg Omen. Pour info :

http://www.economiematin.fr/news-krach-boursier-risque-effondrement-systeme-banque-bourse-sannat

https://sentimentrader.com/blog/ultimate-guide-to-the-hindenburg-omen/

En ce moment je constate de grosses divergences selon les actions ( certaines au sommet et haussières, d'autres au creux ), selon les secteurs, et selon les zones géographiques.

Finalement, ce qu'on peut dire, c'est que ce signal n'est pas aussi fiable qu'on a pu le penser par le passé. Mais l'accumulation de ces signaux est important car il montre des anomalies du marché, et rend donc probable des baisses ou des consolidations. Mais depuis 2008, voire depuis 2000, nous vivons dans une économie administrée ( donc socialiste ) qui soutient les bulles par ses politiques monétaires. Les Hindenburg Omen deviennent moins spécifiques ( un signal n'engendre pas systématiquement la baisse ) et ils semblent trop sensibles. Il faudrait probablement réviser ses paramètres pour les adapter à la politique monétaire actuelle.

Comme les HO sont devenus trop sensibles, on peut assister à des faux signaux. Cependant l'accumulation de ces faux signaux, et l'augmentation de leur intensité est globablement intéressant... elles peuvent faire redouter à un moment donné la réalisation du HO, c'est à dire une forte consolidation

https://thefelderreport.com/2020/02/12/a-new-cluster-of-hindenburg-omens-betrays-the-bullish-case-for-stocks/

Pourquoi y a t'il des HO ? Eh bien, si la crise a déjà commencé, certains secteurs ou certaines zones géographiques sont déjà en baisse, mais cela ne se voit pas encore sur toutes les actions, sur les indices ni sur les statistiques ( qui sont toujours en retard ). Cela se voit bien sûr sur les analyses fondamentales ou techniques micro-économiques ( voir mes différents articles en ce moment ). Comme ces secteurs sont en baisse, les gérants vendent ( évidence ). Mais où mettent-ils l'argent ? Sur ce qui monte ! Donc d'un côté des valeurs faibles s'écroulent, de l'autre ce qui a monté, monte encore plus vite ( de manière exponentielle ). D'où la divergence !