Avis perso...

En lisant l'article ci-dessous me sont venus deux réflexions.

https://www.goldmoney.com/the-truth-about-gdp

Premièrement, il est judicieux de préciser que les prix ne sont pas seulement influencés par la quantité de monnaie mais surtout par la préférence relative de la population ( au sens très large ) envers la monnaie ou les biens. Cela pourrait très bien répondre à la question actuelle : "Mais où est donc l'argent ?". Les banques centrales en déversent sans que l'inflation ne reparte. Au grand désespoir des BC : http://www.boursorama.com/actualites/croissance-la-bce-fait-plus-que-le-maximum-president-de-l-eurogroupe-f47c6e869cef5d45ed9dd14d9147e959. Mais tant que la population aura "peur" d'acheter, d'investir, les prix ne monteront pas.

Deuxièmement, c'est quand la crise est maximale, que les cours sont au plancher, que les taux d'intérêt sont au plus bas, que les plus riches peuvent acheter à crédit. Ensuite les taux montent et les cours montent. Les moins riches imitent les premiers mais avec des conditions moins intéressantes... Les plus riches sont encore plus riches. Les moins riches le sont encore moins...

D'accord, cela ne prouve rien, mais cela n'empêche pas de réfléchir. Voyons les taux de la Fed :

http://fr.global-rates.com/taux-de-interets/banques-centrales/banque-centrale-americaine/taux-de-fed.aspx

Vont-ils monter ? Oui ou non, après tout on s'en fiche. Ils monteront forcément un jour. Mais dans les conditions actuelles, une hausse des taux risquerait de produire un scénario similaire à 2000-2001, avec le krach boursier qui a suivi. Donc il faudra peut-être attendre. Dans tous les cas, remarquons que les taux sont à 0 depuis une période extrêmement longue !

Conclusion : taux très très bas, cours des biens bas ( matières premières notamment ). Pas d'inflation importante ( donc probablement que la population préfère encores les devises aux biens, ce qui explique d'ailleurs la flambée du dollar... ). Cette situation peut-elle se retourner ?

Soit on pense que non, et donc déflation avec des PIB qui seront insuffisants pour rembourser les trillons de dettes ( je parle de la detet publique + dette privée + engagements sur les produits financiers "douteux" ). Chômage maximal, défaillance d'entreprises, défauts de paiement d'Etats, arrêts des subventions, des allocations, etc.

Soit on pense que oui, et donc hyperinflation. En termes simples, un beau jour les investisseurs se disent " pourquoi garder mon argent qui perd de sa valeur ( NDLR : eh oui, la BCE propose même des taux négatifs... ) et ne pas me protéger sur des produits dont la valeur monte ?". En pratique, pour cela il faudrait qu'il y ait de l'inflation ( dans le sens de hausse des prix ), et pour qu'il y ait de l'inflation il faut qu'il y ait de la consommation. Le plus dur est le départ, car une fois que l'inflation repart, c'est la panique, les gens se mettent à acheter, ce qui crée de l'inflation, ce qui incite à acheter encore... C'est bête mais c'est comme ça. Voir lien final...!

Juste pour info, une petite analyse et un graph de l'immo récent :

http://www.meilleursagents.com/actualite-immobilier/2015/07/barometre-meilleursagents-au-1er-juillet-2015/

La "tension" revient... Le départ approche t'il ???

Et un graphique à long terme :

http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-evolution-1200-a1048.html

Oui l'immobilier a monté depuis 1800, mais il faudrait le comparer à la masse monétaire qui a explosé. Si ça se trouve, on trouverait l'immobilier dévalorisé...

Pour finir, l'avis de Goldman sur l'inflation dans les années à venir, sans doute sous-estimée par les analystes :

http://www.24hgold.com/francais/article-or-argent-goldman-nous-met-en-garde-contre-une-hausse-de-l-inflation-en-2016.aspx?article=7869390498H11690&redirect=true&contributor=Fil+d%27or

"Silvia Ardagna, stratégiste spécialisée dans l’étude des taux chez Goldman Sachs, a annoncé la semaine dernière à ses clients que le marché a mal évalué le potentiel inflationniste. A mesure que le taux de chômage continue de baisser, elle s’imagine que l’inflation de base et des services aux Etats-Unis, qui contribue déjà 2% à l’inflation globale, continuera d’accélérer graduellement, mais possiblement plus rapidement que se l’imaginent les marchés."