Je vais vous donner ma vision de la France en 2017 ( je ne fais pas de prévision, je n'ai pas le droit en France, le pays de la liberté d'expression, par contre je vois renvoie aux prévisions de F. Hollande https://www.les-crises.fr/hollande-pire/ et N. Sarkozy http://www.20minutes.fr/economie/773630-20110822-crise-financiere-sarkozy-dit-2008-fait-depuis ). Mais d'abord je vais commencer par un aveu : il y a fort longtemps, je me suis intéressé à la naissance d'un parti libéral, alors que N. Sarkozy était président de la "République". Que voulez-vous j'étais poête :

"Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom (...)

Paul Eluard"

http://www.poetica.fr/poeme-279/liberte-paul-eluard/

Et puis à l'école, on m'avait appris "la Marseillaise : Liberté, liberté chérie (...)".

Mais j'ai répondu un jour à un quiz qui m'avait révélé que j'étais... un mauvais libéral ! J'ai alors compris que je n'avais pas la même définition de la liberté que les politiciens ou les pseudo-économistes. En fait selon eux, le libéralisme c'est "il est interdit d'interdire". Je ne vais pas vous faire une leçon de philosophie, mais en résumé pour un politicien libéral, si quelqu'un est riche et puissant il a le droit de faire les affaires qu'il veut, et si quelqu'un est pauvre et faible, il est libre de faire ce qu'il veut... enfin peut... enfin pas grand chose... et il a le droit de se taire, car sinon ce serait contraire au libéralisme.

Ce parti ne fait fort heureusement plus parler de lui, mais il a joué son rôle, mettre la pression sur le gouvernement français. Par la suite, ce parti n'a plus eu lieu d'être car la Commission Européenne avait pris le relais. En effet elle a liberalisé les entreprises à qui on ne pouvait plus interdire de délocaliser ( ce qui faisait disparaître en France non seulement des entreprises mais surtout des brevets technologiques... ) et elle a même subventionné les délocalisations : http://www.observatoiredesgaspillages.com/2013/05/l-europe-subventionne-les-delocalisations/. Elle a ensuite libéralisé les échanges pour pouvoir importer ce que l'on fabriquait du coup à l'étranger. Elle a libéralisé les services. Puis elle a libéralisé le marché du travail, pour faire venir de la main d'oeuvre étrangère moins chère. Bref il n'y avait plus rien à libéraliser...

Oui mais... Tout ça, ça a couté de l'argent ça nous a évité la crise, ça a créé du chômage de l'emploi,et ça a provoqué une crise de la croissance. Donc il en fallait plus ! Mais le peuple qui avait voté contre qui n'avait rien compris, était mécontent. Les Français ont fait comprendre qu'ils en avaient marre de l'UMP ou du PS. Comment donc sortir de ce dilemme ? En leur proposant une alternative : le FN.

Oui mais... le FN "est un parti xénophobe" ( http://www.humanite.fr/le-front-national-xenophobe-souhait-et-antisocial-sang-froid-571827 ), comment faire ? Déjà lisser le discours, moins de xénophobie, moins de libéralisme affiché ' http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2013/02/18/marine-le-pen-oublie-le-passe-liberal-du-fn/ ). Quant aux médias, ils préférent cataloguer le FN comme "gaulliste" ou "traditionnaliste" et non plus comme "fasciste". PS : le pire est que certains journalistes, selon moi, n'en sont même pas conscients...

Ainsi en 2017, peu importe les noms que porteront les partis ( parce qu'en France, on pense qu'en changeant les noms des partis, on va règler les problèmes de fond ), on aura donc 3 grand partis en opposition : les libéro-sociaux ( PS ), les libéraux républicains ( UMP ) et les libéraux conservateurs ( FN ). Avec ça les banquiers et les multinationales ne risquent pas grand chose. Le seul hic, c'est que si les Français élisent le FN, ils risquent de réaliser qu'ils auront encore été les dindons de la farce...