Tandis que mon métal fétiche, le palladium, rejoint son sommet de 2011, sans doute à cause des grèves en Afrique et des tensions en Russie, mais probablement aussi parce que le palladium est un métal recherché qui possède une force relative importante par rapport aux autres métaux précieux ( voir http://lettredamien.canalblog.com/archives/2011/11/19/22723968.html, http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/02/03/23426828.html, http://lettredamien.canalblog.com/archives/2011/12/07/22911990.html ou http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/02/15/26424157.html ), de nombreux articles prévoient une hausse prochaine de l'or et de l'argent.

Je me suis alors posé la question des perspectives du CAC...

Le CAC 40 a lui aussi dépassé son sommet de 2011 ( aux alentours de 4200 ). La figure ressemble à un double creux mais n'en est pas un réellement, le creux de 2009 étant plus profond que celui de 2011. Les volumes sont de plus restés sans particularité lors de la cassure de la résistance. Ainsi donc, Le CAC n'a plus de résistance importante au-dessus de lui. Il est donc, selon moi, haussier ( je rappelle que je ne donne pas de conseil ), alors que jusqu'à présent il me paraissait plutôt mou.

Par curiosité, j'ai regardé le FTSE 80 qui montre le même profil avec dépassement du sommet de 2011 à 4000 points. J'ignore donc, en toute logique, ce qui empêcherait le FTSE 80 et le CAC de rejoindre leur sommet de 2007. Et si c'était le cas, je suppose que les matières premières monteraient aussi, en particulier les métaux précieux, ce qui corrobore avec les multiples prévisions de rebond proche pour ces derniers.

Un rapide coup d'oeil sur les indices américains ne remet pas en cause mes précédentes opinions ( http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/08/31/27928422.html ). Notamment le DJIA et le SP 500 continuent de monter...

En conclusion, je me demande si nous n'allons pas assister à une poursuite de la hausse, vraisemblablement du fait de politiques monétaires de soutien ( pour ne pas dire inflationnistes ). Le monde est y consentant, des USA au Japon, en passant par l'Europe et la Chine... La réunion de la BCE du 5 juin ne fera sans doute pas de miracle mais pourrait montrer un nouvel infléchissement de la politique monétaire de la BCE... Voir http://www.lerevenu.com/bourse/actualites/20140523537f29937f84c/reunion-de-la-bce-le-5-juin-que-faire-en-bourse et http://lettredamien.canalblog.com/archives/2014/03/29/29544899.html

Pour être franc, la question est de savoir si nous allons vers l'hyperinflation. Certains auteurs mettent en garde contre une déflation ( alors qu'il y a quelques années, ils étaient optimistes ). Le problème est que les hyperinflations qui ont eu lieu par le passé dans les divers endroits du monde ne sont pas survenus dans des périodes de croissance, au contraire, elles sont survenus dans des pays surendettés et en crise. L'absence de croissance ne signifie pas que nous aurons forcément déflation, au contraire. Dire que l'Etat crée peu de croissance malgré son endettement est en fait logique dans une phase pré-hyperinflationniste : l'Etat est obligé de continuer à s'endetter pour soutenir la croissance. Si l'Etat s'arrête, la déflation deviendrait écrasante et ce n'est pas l'objectif de l'Etat. Donc l'Etat va continuer à s'endetter puis il devra dévaluer les monnaies, ce qui induira l'hyperinflation.