Ben non ! Voilà qui est dit. Cependant mon devoir est de rappeler que je ne fais pas de prévision car je ne suis pas banquier ni gérant de fonds, et qu'eux seuls ont le droit de faire des prévisions avec le "succès" que nous connaissons... En outre, la liberté d'expression est devenue ces derniers temps une utopie plus qu'une réalité puisque diverses personnes ont été condamnées à se taire après avoir tenté d'éclairé les lanternes de leurs concitoyens sur la situation économique et politique dans le monde.

 

Cela étant dit, je peux poursuivre mes "divagations".

 

Je suis assez satisfait de ma vision pour 2013 : http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/12/22/25976793.html . La crise sociale a bien eu lieu comme prévu. Economiquement nous sommes dans la troisième phase de la crise, telle que je l'avais décrite en 2006. La première phase étant l'initiation de la crise, la deuxième phase étant la propagation géographique, macro et micro-économique. Nous sommes donc dans la phase d'état. Cette phase devant être la plus longue et la plus douloureuse en fin de compte. Compte tenu de l'endettement, de la baisse du nombre de travailleurs et de la hausse du nombre de non-travailleurs ( chômeurs, sans-emploi, étudiants, retraités ), de l'aggravation du déficit budgétaire malgré la hausse des taxes et des impôts, je vois mal comment la consommation pourrait augmenter et comment la croissance pourrait rester positive. Pour l'instant, on nous dit encore qu'il y a de la croissance. C'est vrai mais comme cette croissance se fait à crédit, et grâce à l'inflation, un calcul rapide de la croissance corrigée de l'inflation montrerait que nous sommes en réalité déjà en récession. En outre cette croissance artificielle ne sera pas suffisante pour permettre un remboursement des dettes ce qui finira par poser problème prochainement.

 

Par contre, je me suis trompé sur l'évolution des marchés financiers. Les marchés obligations ont eu un début d'année difficile faisant craindre le fameux krach obligataire tant redouté, mais les banques centrales ont réagi pour sauver la situation en poursuivant le quantitative easing. Cela a eu un impact sur les actions, dopées par l'afflux de liquidités ( l'inflation ). Au final, la quasi totalité des ânes à listes admettent que les cours sont exagérément hauts ( mais que finalement c'est normal du fait du quantitative easing, et que donc tout va bien, ils voient une poursuite de la hausse ). A vrai dire, il n'est pas complètement impossible que les marchés corrigent à court terme puis poursuivent leur hausse. C'est l'effet paradoxal de l'hyperinflation ( ou de la stagflation, ou de la recessflation ; j'ai déjà écrit sur ce sujet : http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/01/15/26163990.html ). Tout va mal mais les actifs montent du fait de l'inflation. Cependant j'ai encore le droit de recommander la prudence puisque manifestement la principale raison de la hausse des actions est l'afflux de liquidités. Ce genre de mouvement est classique dans les bulles, et les bulles finissent toujours par exploser.

 

Ainsi, je ne change rien à mon avis PERSONNEL. Je ne pense pas m'être trompé sur le fond mais mon timing était trop précoce, voir : http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/04/06/26851722.html et http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/08/28/27911114.html . La phase d'austérité a été un peu plus longue que prévu, ce qui n'est pas une mauvaise chose bien qu'elle montre que les gouvernements se soucient peu de la micro-économie et ne mesurent pas les conséquences de leur manque de perspicacité. A court terme, je n'ai pas la certitude d'un retournement de situation sur ce sujet. A moyen/long terme par contre, je m'attends toujours à voir de l'hyperinflation. Tout d'abord, il est probable que les statistiques publiées en 2014 soient décevantes. En outre, la décision sur le fiscal cliff aux USA a été repoussée à janvier ( la décision pourra être reportée une énième fois mais un jour ou l'autre il faudra bien trancher ). L'Europe - on le sait moins - est dans la même situation. La grogne des peuples européens se généralise. Tous ces éléments pourraient provoquer une réduction des politiques d'austérité. Et ensuite, puisque les balances budgétaires resteront déficitaires, les dettes non remboursables, la croissance et la consommation faibles, les banques centrales n'auront pas d'autre alternative que de dévaluer les monnaies ( voire en créer de nouvelles... ). Les pays émergents, souffrant eux-aussi du ralentissement, s'opposeront peu à ces dévaluations. Les métaux précieux pourraient alors interrompre leur sieste...

“This present window of opportunity … During which a truly peaceful and interdependent world order might be built, will not be open for too long – We are on the verge of a global transformation. All we need is the right major crisis and the nations will accept the New World Order.” ~ David Rockefeller, Founder of The “Trilateral Commission” and The “Club of Rome,” CFR and Bilderberg Member~, http://www.marxismeculturel.com/?p=1602

 

En conclusion, les prévisions sur les marchés dans les années à venir seront difficiles du fait de l'inflation. Ce sera en effet l'ampleur des injections qui déterminera les variations des cours des différents marchés. Il n'en demeure pas moins que certains marchés sont sous-évalués ( et sur-vendus ) et d'autres sur-évalués ( et sur-achetés ). En bon contrarien, je préférerai les marchés sur-vendus et laisserai de côté les marchés sur-achetés.

PS : je fais attention de ne pas donner de prévision puisque cela pourrait m'être reproché, ce qui fait qu'au final mon opinion peut paraître floue. Donc, plus clairement mon avis est que les actions étant en bulle, surachetées mais sans volume, avec des divergences baissières, et dans un contexte économique catastrophique... je n'achète pas ! ... On me dit que tout va bien, je reste contrarien. L'inflation peut me donner tort mais tant pis, je reste prudent. Voir aussi : http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-top-majeur-sur-les-marches-.aspx?article=5007384192H11690&redirect=false&contributor=Olivier+Crottaz

 

Un dernier point sur la géopolitique.

 

La situation est tendue entre l'Occident et l'Orient. L'Occident n'a guère les moyens financiers de multiplier les interventions militaires, toutefois ce frein ne suffit pas à lui seul. Du côté oriental, je pense qu'aucune intervention ne soit nécessaire puisque la meilleure chose qu'ait à faire l'Orient serait de patienter et de laisser l'Occident s'effondrer sous son propre poids... Au Moyen-Orient : scierie,1ran sont mes sources d'inquiétude dans la mesure où je pense que nous aurons inéluctablement, un jour ou l'autre, des conflits. Ces zones sont susceptibles de générer un embrasement international.

En Occident, on passe sous silence les querelles mais je rappelle que l'espionnage des USA a été démasqué... Cet espionnage avait forcément un but, n'est-ce-pas ? La pacte transatlantique semble se poursuivre néanmoins.

 

Bref, c'est pas joie !

Sur ce, bonne fête de Noël à tous !

 

PS : peu de temps après avoir rédigé cette réflexion, je suis tombé sur les prévisions de Marc Faber qui sont pratiquement identiques :

http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2013/12/9_Marc_Faber_On_The_Super-Rich_%26_Shocking_Surprises_For_2014.html

http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2013/12/9_Marc_Faber_Exclusive_-_His_Stunning_2014_Predictions.html