Ce n'est pas nouveau, cela fait 12 ans que les marchés fixent les banques centrales pour savoir s'il faut acheter ou vendre des actions. La plupart des investisseurs ne comprennent rien à la technologie des entreprises dans lesquelles ils investissent, ne connaissent pas les marchés dans lesquels leurs entreprises travaillent, et n'étudient pas les comptes des sociétés dont ils sont actionnaires... Toutefois, cette fois, il paraîtrait que la Fed s'apprête à prendre des décisions cruciales pour les USA et le monde le 18 et 19 juin ( lol ! ) : http://www.boursorama.com/actualites/decryptage-la-nervosite-domine-en-attendant-la-fed-50021db0700379c38ea354cb68810376.

PS : J'en profite pour signaler que les médias ont passé sous silence les conséquences du fameux fiscal cliff aux USA. Amusant, n'est-ce pas ?

Bref, le marché est "fébrile"... La Fed va t'elle changer de politique monétaire ?

Je me marre... Bien sûr, Bernanke va nous refaire le coup du "il se pourrait que peut-être, à condition que si tout aille mieux, la politique accommodante de la Fed puisse éventuellement, dans un futur plus ou moins lointain mais de préférence dans un siècle, être légèrement moins accommodante". Dans le même temps les agences de notation qui n'ont aucun parti pris ( comme chacun sait... ) soutiennent les pays qui font du quantitative easing et réprimandent ceux qui n'en font pas. Les organismes "économiques" calculent avec leurs bouliers magiques des statistiques de croissance extraordinaires pour les USA et des crises infernales pour les autres... Hum, et bien entendu Bernanke mettrait fin à sa politique monétaire ?

En outre, je vous laisse écouter Philippe Béchade qui explique que le rendement des obligations est devenu supérieur à celui des actions ( après 6min30 ) ...

Imaginons un peu que la Fed arrête sa politique accomodante. Que se passerait-il ? Eh bien plus personne n'achèterait d'actions car leurs rendements serait mauvais et en outre les restrictions sur les monnaies engendrerait une contraction de l'activité des sociétés ( donc krach boursier ? ). En plus, si les rendements des obligations montent, alors les cours des obligations qui évoluent en sens inverse de leurs taux chuteraient ( donc krach obligataire ? ). Et pensons à tous les gestionnaires de fonds qui ont "sécurisé" leurs fonds de pension dans les obligations, et qui verraient la valeur de leurs portefeuilles chuter ( donc panique sur les fonds de pension ou les assurances vie ? ).

Conclusion : comme d'habitude, et ce depuis des années, Bernanke menacera de diminuer ultérieurement la politique accommodante dès lors qu'il ne nuira pas à la croissance et à l'économie américaine ( c'est l'art de dire une chose et son contraire... ). Et les marchés réagiront dans les heures et les jours qui suivront, cherchant à comprendre ce qu'il a voulu dire par là, lol !