Le Dow Jones se promène dans le no-man's land ( il est à son sommet historique ). Il n'y a donc aucune résistance au-dessus de lui, et c'est un excellent argument haussier. Le nasdaq confirme son ETEI ( épaule-tête-épaule inversé ) et son double creux. Il est quasi-certain maintenant que le nasdaq va rejoindre les 5000 $. voir : http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/10/20/25378022.html . Le S&P 500 a rebondi sur son support à 1550, qui marque aussi son sommet historique et qui devient un support majeur ( http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/04/22/26986096.html ). Donc le S&P 500 est lui aussi dans le no-man's land. Bref, les indices américaines sont toujours haussiers - plus que jamais même -, sous le seul effet des 4 milliards de dollars injectés chaque jour par la Fed.

Passons sur le nikkei qui flambe aussi vite que le yen dégringole... voir http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/04/10/26899349.html

En Europe, les choses sont moins claires. Si je regarde le FTSE 80 ou le CAC 40, je constate bien sûr le récent rebond mais il survient dans un contexte d'hésitation du marché. Le marché européen est mou, frileux, perplexe. Faire des analyses sur ce marché est une perte de temps car il ne montre pas de signe pouvant laisser attendre une forte hausse. Cela est parfaitement explicable par la crise en Europe, la crise sur l'euro, et l'austérité. Enfin les indices européens montent pour suivre les indices étrangers, américains ou japonais. De plus, tant que l'Europe suivra l'Allemagne sur une politique d'euro fort, alors l'euro ne montera peut-être pas beaucoup mais du moins se maintiendra par rapport aux autres devises, et cela pèsera sur les indices action européens. voir : http://lettredamien.canalblog.com/archives/2013/04/23/26994954.html. Malgré tout, si les USA montent et que l'Europe assouplit sa politique, les indices européens pourraient bien rejoindre leurs sommets ( soit grosso modo pour le CAC 5500 € vers 2015 ).

Seule exception : le DAX allemand, qui ressemble un peu au S&P 500 : sur son sommet historique, il est lui aussi dans le no-man's land et est haussier ( du moins tant qu'il ne repasse pas sous 8000 € ).

En conclusion les marchés mondiaux montrent les anticipations inflationnistes du marché ( ou tout simplement l'effet de l'inflation sur les marchés actions ). C'est logique quand on sait que ce sont des ordinateurs qui achètent les actions en fonction justement des injections monétaires ( plus l'argent est injecté, plus les robots ont de fonds pour acheter, et plus ils croient que les injections font monter le marché, plus ils achètent ). L'Europe ( hormis l'Allemagne ) est dans l'impasse. Reste à attendre qu'elle imite les USA ou le Japon, ce qui ne saurait tarder je pense !