Naïvement, je pourrais répondre que la reprise surviendra lorsque les gouvernements comprendront que les politiques d'austérité sont délétères car elles accentuent la récession, donc diminuent les recettes des entreprises et des États, diminuent la consommation, et même augmentent les dépenses de l'Etat et des entreprises ( car il faut payer le chômage, les arrêts maladie, les différentes aides, les licenciements, les restructurations ).

Déjà la Grèce, l'Espagne et le Portugal s'opposent à ces politiques d'austérité ( http://www.boursorama.com/actualites/portugal-la-cour-constitutionnelle-sanctionne-l-austerite-95911d3d639e809ef25bdbe7523abf6b ). Hollande, dans les mots, parle de s'y opposer. Dans les faits, ce n'est pas le cas ! Toutefois la côte de confiance de François Hollande qui a atteint 29 % en avril a de quoi faire peur ( http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202683681431-la-cote-de-confiance-de-hollande-tombe-sous-la-barre-des-30-555233.php ). Le plus drôle est que les côtes de confiance de Sarkozy et de Chirac n'étaient pas meilleures ( 30 et 26 % ), preuve que depuis des décennies, les Français sont gouvernés par des présidents dans lesquels ils n'ont pas confiance, probablement parce qu'ils ne les estiment pas compétents. Mais comme je le répète : les Français n'avaient qu'à pas voter pour eux !

D'un point de vue plus réaliste, je fais un nouveau rappel de mes prévisions de 2006. L'austérité n'est pas la solution à la crise mais elle constitue une étape indispensable. En effet pour résoudre le problème de la dette, du déficit et de la compétitivité, injecter des liquidités à tout-va serait néfaste. Il fallait d'abord créer un climat de crise, pour faire accepter de l'austérité ( et regardez comme cela fonctionne bien : malgré les mesures drastiques, les peuples restent soumis ). Cette austérité permet de diminuer les dépenses. Les revenus n'augmentent pas malgré l'augmentation de la masse monétaire ( qui est volontaire ) créant de l'inflation ( donc volontaire aussi ). Ainsi sans que les salariés ne s'en aperçoivent on diminue les salaires réels ( et c'est pour cela que le pouvoir d'achat baisse ).

Ce qui est critiquable dans la politique actuelle française, c'est que l'austérité touche les secteurs productifs alors que des dépenses sont engagées pour des âneries... Il aurait fallu faire le contraire ! Par conséquent les bases que le gouvernement est en train de construire sont déjà bancales...

Pendant ce temps, les gouvernements font mine d'ignorer les graves conséquences de leurs politiques d'austérité, et assurent que l'économie va mieux. Maix cette attitude a ses limites. En effet les statistiques se dégradent inexorablement, toujours avec un certain retard, lié d'une part à l'effet retardé de ces politiques, l'effet retardé de la psychologie des consommateurs, investisseurs et entrepreneurs, et au décalage des statistiques ( qui évaluent un certain facteur sur 1 mois, 3 mois ou 1 an, et les comparent aux valeurs statistiques obtenues 2 mois, 6 mois ou 2 ans plus tôt ). Pourtant, les statistiques économiques se dégradent au niveau mondial depuis déjà plusieurs mois et deviennent de plus en plus difficilement contestables : http://www.boursorama.com/actualites/wall-street-finit-en-baisse-minee-par-l-emploi-mais-evite-l-effondrement-9ccead94d8ecda1de24f64ae66604f1f

Ensuite, une fois la politique d'austérité terminée, il serait judicieux de dévaluer les monnaies. Si les bases créées par l'austérité étaient solides, les liquidités iraient naturellement vers les secteurs productifs, les entreprises et les travailleurs. Les recettes de l'Etat remonteraient. Les dépenses de l'Etat resteraient faibles ( ayant été diminuées par la politique d'austérité ).

En pratique, nous verrons tôt ou tard la fin des politiques d'austérité qui ne permettent pas le remboursement des dettes des États et des particuliers ( et donc qui n'arrangent pas du tout les banques... ), et nous nous dirigerons vers une politique inflationniste avec un inconvénient majeur : les États n'ont pas été capables de créer des bases solides au décours des phases d'austérité? Une fois de plus, la cupidité, la vanité et l'égocentrisme de certains a fait préférer l'intérêt personnel plutôt que l'intérêt national. Les liquidités risquent encore de couler vers les mains des plus riches et de laminer le pouvoir d'achat des autres.