"Le pire est derrière nous !", qu'il disait... Ben voyons, on n'est pas près de l'avoir son "choc de confiance". Au contraire, l'Europe est plus qu'enlisée, elle disparaît dans les sables mouvants americano-germaniques : http://www.boursorama.com/actualites/crise-de-l-euro-l-allemagne-inquiete-d-etre-renvoyee-a-son-passe-nazi-78bc6f8e60e30515dac80dd27ff129f5 . L'Allemagne est-elle responsable de ce qui se passe en Europe ? Pas directement, non. Mais elle a bien profité de l'ouverture de l'Europe vers l'Est pour délocaliser sa production ou faire venir de la main d'oeuvre pas chère, pour vendre à crédit au reste de l'Europe. Maintenant, l'Allemagne se retrouve comme une banque ayant prêté à des ménages sur-endettés et sans revenu : elle peut bien jeter la pierre à ces ménages mais la fait est que la banque a été fautive en prêtant sans précaution ; désormais la banque doit assumer les risques liés à ses prêts. Dépouiller les ménages est le témoignage d'une rancoeur puisque de toutes façons les ménages sont dans l'incapacité de rendre des fonds... Il en va de même de la Grèce, de l'Espagne ( http://www.boursorama.com/actualites/espagne-recession-et-chomage-en-hausse-en-2013-predit-la-banque-centrale-7ca84fefd4dae622e201387874c4f81b ), du Portugal, de l'Irlande, de Chypre, etc.

L'Allemagne serait bien avisée de considérer qu'une politique moins austère serait bénéfique pour tout le monde, elle comprise. En effet, elle pourrait aussi bénéficier d'un regain de consommation et de croissance ( artificielle ), d'une diminution de son endettement, d'un renforcement de l'euro, et de l'espoir d'être remboursée pour les prêts qu'elle a fait au reste de l'Europe.

En France, le chômage atteint ce jour son sommet historique ( http://www.francebleu.fr/economie/chomage/les-chiffres-du-chomage-pourraient-atteindre-un-pic-historique-en-fevrier-432019 ), mais la France ne fait que payer le prix d'années d'erreurs gouvernementales. Le pire dans cette histoire c'est que nous allons payer dans les années qui viennent le prix des erreurs gouvernementales faites à partir de 2012...

L'immobilier sombre : http://www.boursorama.com/actualites/la-construction-de-logements-neufs-accentue-son-recul-en-france-2703e0db3f4c8e4c3f096e8d382839c1 . "Quand le bâtiment va, tout va". Cela a été vrai jusqu'en 2007. Depuis le bâtiment ne va plus, alors rien ne va plus...

Mais les marchés action restent proches de leur sommet malgré une récente petite baisse et une divergence baissière. L'or ne remonte guère ( l'euro étant descendu, l'or a un peu servi de protection ). Ainsi il apparaît que les marchés restent dans un certain optimisme. Qu'attendent-ils ? Le miracle américain ?

J'ai peur qu'il y ait des déçus... Il est trop tôt pour déceler un krach boursier mais il me semble que toutes les conditions sont réunies... Spéculer sur le krach boursier est tentant en théorie. En pratique je crains que nous n'ayons quelques embûches ( interdiction des positions baissières, taxes sur les plus-values, confiscation sur les comptes, faillites bancaires... ). Là je suis peut-être pessimiste ? Ou alors je suis simplement lucide car toutes ces embûches se sont déjà produites dans un passé extrêmement proche...

Pour finir, je me demande combien de temps encore tiendront l'Europe et l'euro. Comment se fait-il que l'Europe du sud ne soit pas encore sortie de ce piège infernal ? La réponse évidente est qu'il existe de nombreuses pressions économiques, politiques ou diplomatiques. Toutefois sans un assouplissement allemand, l'explosion de l'Europe paraît inéluctable.