Une fois de plus, je vous propose ma vision de l'avenir. Mais force est de constater que depuis les années 2000 cette vision a peu changé. Elle n'a fait qu'être confirmée par les faits... Ainsi, cette année je n'insisterai pas sur des considérations économiques, que je résumerais ainsi :

La crise entre dans sa phase terminale, ce qui ne signifiera pas que la crise se terminera bientôt, bien au contraire. Cela signifie plutôt que la crise a éclaté. Elle s'est propagé. Elle s'est fait ressentir, et le monde entier l'a vue, a compris ses causes et ses conséquences. Désormais le monde entier va devoir avouer qu'il est affecté par cette crise et devra en éponger les conséquences durant les années à venir : chômage, récession, défauts de paiement, dévaluation monétaire...

Cette phase sera marquée par un phénomène que j'avais évoqué il y a longtemps mais qui mérite aujourd'hui d'être approfondi : la crise sociale. En vérité même si le terme est souvent utilisé et a perdu de son sens, la crise sociale présente des risques bien plus grands que la crise économique. En quelque sorte, la crise économique est le détonateur de la crise sociale qui s'apprête à exploser.

Bien sûr, on me dira que cette crise sociale dont tout le monde parle depuis des années n'a jamais eu lieu, alors pourquoi aurait-elle lieu maintenant ? Ou bien on me dira que cette crise existait depuis des années, alors rien ne change... Tout cela je l'ai déjà entendu dans les années 2000 au sujet de la crise économique lorsque j'expliquais qu'après une période de hausse des marchés actions et immobiliers, ces derniers chuteraient en 2007 sous l'effet d'une explosion de la bulle du crédit, et donc d'une crise économique et monétaire. Actuellement, j'espère que tout le monde admettra que la crise économique que nous avons connu depuis 2007 n'est pas comparable par exemple avec celle de l'an 2000. Soyons donc clairs : quand je parle d'une crise sociale, cela n'a rien à voir avec ce que la plupart d'entre nous ont connu ( sauf peut-être ceux qui ont connu la seconde guerre mondiale ). En outre, je pense que les conditions sont désormais réunies pour que cette crise éclate. Pour autant, je ne m'aventurerai pas à donner une date. C'est trop imprévisible, mais il me semble que cela se produira avant la fin du mandat de Hollande soit dans les cinq prochaines années.

Tout d'abord, je voudrais exposer les motifs de survenue de cette crise sociale. Pour commencer, les peuples du monde se sont rendu compte que le système économique dans lequel ils avaient vécu depuis tant d'années était défaillant. Ils ont ( ou vont selon les cas ) tout d'abord crû que l'anomalie était seulement conjoncturelle ( passagère ), mais ils ont compris que le problème était structurel ( et appelé à durer ). Puis les peuples ont pensé que le problème était politique, et ont espéré un changement politique, jusqu'à ce qu'ils comprennent que les partis dominants sont impuissants pour la simple et bonne raison qu'ils sont eux-mêmes responsables de la construction d'un système défectueux, basé sur l'ignorance, l'acculturation, le Keynésianisme, la mondialisation, l'individualisme. Il faudra du temps avant que les peuples ne brisent le déni qui les aveugle : l'ensemble du système, dans lequel ils ont vécu depuis l'enfance, encensé par les politiciens, les médias, les professeurs, les voisins, les collègues, est une erreur et est condamné à la destruction. Il est certain que lorsque ce déni cessera, les peuples ressentiront soit de la tristesse ( et de la dépression ) soit de la colère. La raison préconiserait que les Hommes relèvent la tête, aplanissent tranquillement le système et le reconstruisent de manière sage, toutefois l'expérience m'a fait comprendre les Hommes étaient raisonnables à hauteur de 5 % environ...

Ainsi, les individus du monde entier se trouvent tous dans l'une de ces situations :

- minimiser le problème dans l'ampleur ou la durée.

- tenter des réparations de surface alors que la structure est défaillante, c'est à dire essayer d'apporter des réponses sans chercher de solution.

- se rassurer en essayant de justifier ce qui a été fait par le passé.

- ou comprendre le problème en cessant le déni, ce qui amène soit à la dépression, soit à la colère, soit à l'acceptation ( ce qui en pratique, pour ce dernier, est rare ).

Toutefois, ces étapes suivent un processus psychologique et s'enchaînent pour mener théoriquement à la dernière étape ( l'arrêt du déni ). Actuellement nous avons en Occident beaucoup de personnes victimes de dépression, dans la mesure où elles sont trop peu nombreuses et trop affaiblies pour avoir le pouvoir de changer le cours des choses. ( Il est d'ailleurs amusant de constater que chaque campagne politique s'accompagne du mot "changement", qui plaît aux électeurs, mais qui ne vient jamais ).

La crise économique crée un stress, une pression. Ce stress induit une souffrance qui pousse l'individu à arrêter ce stress. Le déni consiste à tenter d'ignorer la cause de ce stress pour ne plus stresser, sauf que dans ce cas la cause ne disparaît pas, persiste et continue à engendrer du stress. Il est de surcroît épuisant d'utiliser son énergie à se forcer à ignorer une source de stress. A l'opposé, la raison permet d'analyser le stress et sa cause, afin d'y apporter une solution.

Les stress que nous connaissons actuellement sont nombreux et en augmentation : http://www.boursorama.com/actualites/2012-etrangles-par-le-chomage-des-millions-d-europeens-basculent-dans-la-pauvrete-2fc075b6a7f27f324996c45bf0bfc854. La crise engendre du chômage ( ou plus largement de l'inactivité professionnelle ), une diminution des revenus, une baisse du pouvoir d'achat. Cela se traduit par une augmentation de la pauveté, de la délinquance, de la criminalité. L'augmentation des taxes et des impôts ne résoudra pas la crise voire l'aggravera : http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Laffer. Accuser celui qui gagne de l'argent, donc celui qui travaille, ou qui a des compétences ou du talent aggravera aussi la crise : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/19/est-il-devenu-impossible-d-etre-riche-en-france_1808010_3234.html. Or ce qui est grave sur le plan économique l'est encore plus sur le plan social. En culpabilisant ceux qui n'ont pas de raison de l'être ( par exemple ceux qui travaillent ), en paupérisant, en acculturant, en faisant disparaître l'espoir d'un changement, d'un progrès, les politiciens acculent les peuples dos au mur ( sans solution ) et face à un danger, un stress ( la crise, la pauvreté, la culpabilité, l'accusation... ). La tentation est grande pour les membres du peuple de jeter un de leurs membres en pâture aux loups. Ainsi le retraité accuse le jeune de ne pas payer assez pour sa retraite ( qui de toutes façons ne pourra plus être payée d'ici 2015 à 2020 ). L'1slamiste accuse le chrétien ( faisant par la même occasion un amalgame entre chrétien et occidental, entre occidental et exploitateur http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Islam_in_Europe-2010.svg#file ). La pauvre accuse le riche. Le travailleur accuse le profiteur. Le salarié accuse le patron. L'individu accuse le voisin... La colère monte... Bientôt elle explosera... Ce sera d'autant plus facile que contrairement à ce que nous avons pu voir par le passé, l'ensemble des classes sociales seront paupérisées, mise à part peut-être la classe des hyper-riches qui ont la possibilité d'émigrer, de défiscaliser ou de profiter du système. Plus important : la classe moyenne, qui constitue le réservoir et le moteur de la nation, est aussi affectée. Ses réactions ne sont donc pas à prendre à la légère.

Bien entendu les torts sont partagés, et des améliorations doivent être apportées. Néanmoins, pour conclure, il faut dire que c'est en changeant le système lui-même que les progrès apparaîtront et que le stress disparaîtra. Sachant cela, je suis sûr que vous pourrez passer une bonne année 2013, sans surprise et sans déconvenue. Celui qui sait ce qui va se passer peut prendre ses précautions. Louanges à celui qui cronstruit sa maison sur le roc et malheur à celui qui construit sa maison sur le sable... D'ici là, j'espère que vous saurez fêter dignement l'anniversaire de la naissance du Christ !

http://lettredamien.canalblog.com/archives/2011/12/18/22994487.html