Les marchés européens fonctionnent à régime minimal lorsque les bourses américaines sont fermées. En outre il est évident que le reste du temps, les bourses européennes ne font que suivre les bourses américaines. Il nous restait à réaliser pourquoi : http://www.boursorama.com/actualites/la-vie-sans-wall-street-ou-la-dependance-de-l-europe-envers-les-etats-unis-cad8ebbd444af4c7479c5e7c14356330.

Ainsi, ce sont les financiers anglo-saxons ( anglais et américains ) qui font fonctionner les marchés européens. Il est vrai qu'il n'y avait plus guère d'investisseurs particuliers en France. A force de se faire traiter de tous les noms, de se faire taxer et de se faire manipuler, les investisseurs particuliers ont quasiment disparu ces dernières années. C'en est fini du bon père de famille qui gérait son patrimoine. Même les investisseurs institutionnels ont été découragés. L'investissement est taxé et critiqué, y compris les PEA, les assurance-vies, les FCPI ou FIP réputés fiscalement intéressants.

Les pieuses promesses concernant la taxation des transactions finançières vont se solder par une nouvelle dégradation de la finance européenne http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/10/09/25294982.html. En effet, contrairement aux promesses faites par les politiciens, soit les banques européennes quitteront l'Europe pour échapper aux taxes, soit elles resteront en Europe et finiront par disparaître, dévorées par les banques étrangères. Cela n'est pourtant pas un scoop puisque la taxation des transactions financières avait déjà échoué dans tous les pays l'ayant essayée. Mais les politiciens européens se croient supérieurs aux autres... Du moins, n'ayant aucun projet et programme économique, ils sont bien forcés de dire quelque chose, même si c'est n'importe quoi !

On comprend mieux la forme du CAC 40 ou des autres indices européens. Les anglo-saxons, critiquant l'Europe et l'euro, n'investissent pas en Europe voire vendent leurs actions européennes, et donc vendent leurs euros ce qui fait baisser l'euro. Les anglo-saxons préfèrent investir aux USA puisque cela leur paraît plus sûr. Cela soutient le dollar et les indices américains, et procure davantage de croissance et d'emplois aux USA. Les USA s'enrichissent ainsi grâce à la finance internationnale qui est draînée aux USA, et les richesses créées favorisent la consommation. Puis, lorsque la confiance revient aux USA, les anglo-saxons pensent que l'Europe va être tirée vers le haut et ils jouent le rebond des marchés européens - très dévalorisés, donc intéressants -. Du coup ils achètent des euros et l'euro remonte. Aussi, l'euro est le yoyo des banques anglo-saxonnes.

Bref la valeur de l'euro est déterminée par les banques anglo-saxonnes, en fonction de leur optimisme ou de leur pessimisme concernant l'économie américaine. La valeur de l'euro a totalement échappé à l'Europe.

L'Europe ne sera donc qu'une économie de seconde zone, tant que la finance européenne sera méprisée par les politiciens européens. Et, la croissance et l'économie européenne restera entre les mains des banques anglo-saxonnes. Ceux qui méprisent la finance en Europe et la font fuir vers l'étranger récoltent ce qu'ils ont semé, à savoir une dépendance de plus en plus forte envers la finance anglo-saxonne, qui se moque bien des licenciements, du chômage, de la pollution ou de la croissance en Europe. L'Europe veut sauver son euro mais elle a donné aux anglo-saxons le pouvoir de décider de son avenir.

Qu'est ce qui pourrait donc faire monter l'euro ? Soit un optimisme extraordinaire des anglo-saxons, mais dans ce cas l'Europe resterait une économie de seconde zone avec le risque de rechuter au moindre doute outre-atlantique. Soit une énorme crise sur le dollar, mais avec le risque à court terme que les banques anglo-saxonnes ne rapatrient tous leurs fonds aux USA, faisant chuter les marchés minuscules en Europe. Soit un changement radical politique en Europe portant la volonté de donner à l'Europe un secteur financier à la hauteur de son économie car une économie ne peut pas prospérer sans secteur financier à la hauteur.