En lisant cet article http://www.goldmoney.com/gold-research/chris-marcus/is-mitt-romney-a-threat-to-the-gold-price.html qui tentait de considérer les risques liés aux programmes des deux candidats américains à la présidentielle, Barack Obama et Mitt Romney, je me suis dit qu'il pourrait être utile de donner des explications à ces deux candidats ainsi qu'aux politiciens de tout pays ( de F. Hollande à A. Merkel en passant par M. Monti... ) ainsi qu'aux économistes du FMI et de la BCE.

1. Connaître l'origine du problème :

Premièrement, le problème de fond de nos sociétés et du monde est l'Etatisme. Les disputes entre la droite et la gauche, le socialisme et le capitalisme sont sans intérêt. Ce sont les Etats qui ont provoqué et aggravé les problèmes de notre système.

Tout d'abord on sait que les Etats profitent directement et indirectement à une fraction de la population et non au peuple dans son ensemble. Par exemple, les premiers à profiter de l'Etatisme sont les politiciens eux-mêmes et leurs collaborateurs. Ensuite les individus en lien avec ces politiciens ( industriels, fonctionnaires, etc... ) peuvent aussi tirer des profits indirects.

De plus, les politiciens prennent des mesures souvent imparfaites, et plus grave, sans connaissance suffisante du sujet qu'ils traitent. Cela aboutit à créer des lois qui posent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. En outre ces lois comportent toujours des failles, des vides juridiques, des imprécisions qui sont exploitées au fil du temps. La sur-règlementation ne parvient qu'à complexifier la vie d'un pays, le rigidifiant et lui faisant perdre son dynamisme, son évolutivité. Les règlementations sont si nombreuses qu'elles ne sont jamais connues totalement ( ni par les industriels, ni par les consommateurs ) et bien souvent impossibles à appliquer. De ce fait de nouveaux problèmes apparaissent. Les politiciens réagissent en créant de nouvelles règlementations qui s'ajoutent aux premières, mais dont les failles sont immédiatement repérées par les spécialistes dans le but très humain d'en tirer profit.

En matière d'économie, le même problème se pose. La crise est la conséquence de l'action des gouvernements, et les gouvernements y réagissent en augmentant le contrôle et le pouvoir du gouvernement. Puis le gouvernement produit de nouvelles erreurs, responsables de nouvelles crises, responsables de nouvelles règlementations, etc...

Il faut quitter ce cercle vicieux.

En outre, les Etats, au lieu d'emprunter à leurs banques centrales, empruntent à des banques commerciales avec des intérêts. Or les banques commerciales empruntent aux banques centrales sans intérêt ou très peu. Les Etats perdent donc énormément d'argent. Voir http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/02/29/23640916.html.

2. Les réponses politiques :

La règlementation a remplacé le bon sens. La théorie a remplacé l'expérience. Le politicien a remplacé le savant, le sage et l'artisan.

La plupart des pays, comme la France, ont une constitution, dont l'objectif est d'affirmer les droits du peuple et de s'assurer que ces droits ne seront pas bafoués. Cette constitution est écrite PAR le peuple, POUR le peuple. En théorie les pouvoirs judiciaires, législatifs et exécutifs n'ont pas le droit de bafouer la constitution. Mais de nos jours, la constitution est réécrite par les politiciens au pouvoir, sans concertation du peuple, et cela pour des raisons que vous imaginez. Pour information, vous pouvez consulter qui sont les "sages du conseil", titre pompeux s'il en est et qui demande à être justifié : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/le-conseil-constitutionnel/les-membres-du-conseil/liste-des-membres/liste-des-membres-du-conseil-constitutionnel.319.html... En outre sachez que ces sages sont trop peu nombreux ( douze ) pour représenter le peuple. Ils ont une orientation politique : http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2010/02/23/qui-sont-les-sages-du-conseil-constitutionnel_1310401_823448.html, et ils sont nommés, ce qui n'est pas très démocratique, n'est-ce pas ? Leur âge moyen en 2007 était de 70 ans.

Le peuple doit donc possèder SA constitution, la connaître et s'assurer qu'elle est respectée.

3. Les conséquences économiques du non respect de la constitution :

De manière résumée, les citoyens se sont vus endettés sans le savoir. Bien entendu, il leur aurait été possible de s'en informer, mais peu de citoyens l'ont fait, par manque de temps, de connaissance, de motivation ou de sagesse. Les citoyens ont préféré croire les promesses rassurantes des politiciens. Ces politiciens étaient présentés au public pour leur apparence rassurante, joviale, sympathique. En contre-partie, sous couvert de belles promesses faites aux citoyens, l'argent des Etats était gaspillé. Puis les Etats ont été endettés de manière outrançière. Puis on a poussé les citoyens à s'endetter à leur tour.

D'ailleurs qui s'est endetté ? Moi ? Vous ? Oui TOUT LE MONDE, même si vous n'avez pas de crédit actuellement dans vote banque. Sachez que la dette française est de 1.963.485.000.000 € et qu'elle augmente d'environ 10 000 € par seconde. S'il vous faut 5 minutes pour lire cette page, alors sachez que dans le même temps VOTRE dette aura augmenté de 3 millions €...La dette publique est de 33.000 € pour chaque Français de 0 à 120 ans ( soit 120.000 € pour un couple avec 2 enfants ).  Et ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est que vous n'avez même pas besoin de négocier cela avec votre banquier, ni de signer pour donner vote accord. Les politiciens, puisqu'ils ont été élus par VOS votes le font pour vous. La constitution ? A quoi bon puisque le politicien agit dans l'intérêt du citoyen, c'est bien connu...

Ce qui ennuyeux, c'est que désormais il faut rembourser cette dette. Comme c'est le peuple qui a été endetté, c'est à lui de rembourser. Normal. Et savez-vous ce que les Etats ont trouvé comme solution contre cet endettement ? Eh bien les Etats s'endettent davantage pour rembourser leur dette.

Evidemment on nous dit maintenant qu'il fallait respecter une orthodoxie budgétaire, qu'il ne fallait pas se surendetter. C'est vrai, mais c'est trop tard ! La vérité est qu'il ne fallait pas s'endetter à de tels niveaux, sans penser au remboursement, sans penser à la redistribution des fonds, sans penser à créer de la croissance. Mais en a t'on informé le citoyen ? Certainement que la plupart des citoyens ne se posait pas de question, mais dire que cette méthode est honnête reviendrait à dire qu'il est honnête de pigeonner les personnes âgées sous prétexte qu'elles ont donné leur accord...

L'autre vérité est que maintenant la dette n'est plus remboursable. La rembourser reviendrait à mettre tous les citoyens à la rue, en leur prenant leurs logements, leurs comptes bancaires, leurs biens et leur travail, puis en leur demandant de rembourser ce qui reste. Plus concrètement, ceux qui croient que trouver de l'argent peut se faire soit en diminuant les dépenses, soit en augmentant les impôts, se trompent. Cela ne suffira pas.

L'austérité est une aberration désormais. Il fallait la faire avant. Par contre il faut arrêter de s'endetter obstinément. Il faudra aussi un peu d'humilité pour reconnaître cette vérité : les Etats ne peuvent pas rembourser, et donc ils ne rembourseront pas. Tant pis pour les banques qui leur ont prêté. Tant pis pour les personnes âgées qui avaient crû bon de faire des placements rentables via leurs assurances-vie.

4. Conclusion

La crise ne se terminera que lorsque le peuple manifestera son désaccord envers les Etats et exigera le respect de la Constitution. Le peuple devra faire valoir que son endettement a été fait à son insu et qu'il ne peut pas rembourser. Pour sortir de l'impasse, il existe deux solutions : soit la disparition pure et simple de la dette ( ce qui serait à l'origine de nombreuses faillites et ruines ), soit la création monétaire massive des montants à rembourser ( ce qui serait à l'origine d'une forte inflation ). Mais plus on évite de faire ce choix, plus le prix à payer sera fort. lire ce lien

Le peuple devra refuser l'Etatisme ( qu'il soit dit capitaliste, ou socialiste, ou communiste, ou travailliste, etc. ). L'Etat ne doit avoir comme unique rôle que de gérer les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires, de manière à ce que ces pouvoirs garantissent le respect de la constitution. L'Etat ne doit pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, par exemple l'économie.