Je commence par le NASDAQ car c'est un bon indicateur de la tendance selon moi :

Comme je vous le disais en février, le nasdaq demeure haussier sur le ong terme http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/02/16/23539654.html. On retrouve l'ETEI inversée de 2008-2009 ( elle est validée ). On retrouve le double creux long terme, validé aussi. Le NASDAQ a donc un bon support entre 2900 et 3000 $. Une flambée n'est pas à exclure sur fond de QE3, d'élections US, de "sauvetage de l'Europe".

Mon objectif reste 5000 $ à long terme ( je ne parle pas des petites consolidations qui auront bien entendu lieu ).

Du coup, je ne peux pas ne pas vous parler du dow jones ( djia ). Il se porte bien lui aussi, comme prévu. La tendance long terme est moins nette. Cela ressemble à un trading range, dont la barrière haute serait 14.000 $, et le djia n'en est pas loin... Or le djia a connu une forte impulsion haussière depuis 2009. Les plus optimistes verront deux tasses-anses entre 2008 et 2010 puis 2011. Elles sont validées mais peu marquées. Bref tout cela pourrait permettre le franchissement des 14.000 et ensuite une progression du djia vers de nouveaux sommets ( on sera dans le no-man's land ). Le tout encore une fois, saupoudré de QE3 et de dévaluation monétaire.

Revenons au CAC 40. Il s'est stabilisé conformément à ma précédente analyse http://lettredamien.canalblog.com/archives/2012/02/09/23478282.html. En fin de compte, il a pu tester son support à plusieurs reprises depuis 2008. Le support paraît solide. Le marché reste indécis mais finalement pessimiste. Effectivement il a dû digérer les pertes des banques, la crise européenne ( Portugal, Grèce, Espagne,... ). Tout cela a empêché le marché de rebondir.

Toutefois il existe désormais une possibilité de rebond porté par le NASDAQ, à condition que le CAC parvienne à franchir les 3580, avec comme premier objectif 4150. Je ne dis pas que la crise économique est finie mais l'Europe a mis en place un plan pour la contrer. Ce plan implique une dévaluation monétaire ( par un assouplissement monétaire ).

Seule une cassure du CAC sous les 3000 € ou une invalidation de la tendance haussière aux USA pourraient invalider mon scénario haussier.

Je ne vous présente pas le FTSE 80, l'indice européen car il est très similaire au CAC40. Un rapide coup d'oeil à l'IBEX espagnol m'indique qu'il est franchement baissier long terme ( et en plus sur un sommet court terme ). C'est ennuyeux car il va gêner la hausse des autres marché actions. Avec de la patience il montrera peut-être des signes de retournement... En outre, un coup d'oeil à l'opposé, du côté allemand, montre que le DAX se porte bien et reste haussier en dépit des résistances à 7380 puis à 8100.

A titre de comparaison, j'ajoute le graphique des PME françaises. On peut voir qu'elles résistent mieux que les entreprises du CAC40 ( peut-être parce que les banques ne font pas partie des PME ). Après la consolidation brutale de 2011, les PME sont dans une zone d'indécision. D'ailleurs la tendance long terme est indécise aussi puisque la résistance est descendante tandis que le support est ascendant. Cela peut s'expliquer par le fait que le marché intérieur français résiste ( les Français continuent à consommer ) et que les PME sont moins victimes de la compétitivité étrangère. Par contre, le marché doit craindre une nouvelle contraction de la consommation, et une déflation. La cassure du support ou de la résistance nous donnera la tendance. La dévaluation monétaire et le soutien massif aux PME pourrait conduire à une sortie par le haut.

En conclusion, le marché français paraît bien plus fragile que le marché US, à l'heure actuelle. Les actions US sont proches du sommet et donc très chères, mais sur le plan technique, rien ne permet de dire que la tendance haussière long terme va s'arrêter. Le marché européen devrait un peu profiter de la hausse aux USA, mais en cas krach aux USA, le marché européen s'effondrerait probablement aussi.

Il s'agit d'une analyse technique donc sans aucun a priori économique...

NB : ces analyses concernent le long terme. A court terme, il est possible qu'il y ait une ou des consolidations. Pour ma part je ne me positionne pas sur les actions, mais mes analyses des marchés m'aident à comprendre le marché et à me positionner sur les matières premières.