S'il est vrai que les dettes et les déficits grecs ou espagnols sont bien supérieurs à ceux de la France, rapportés au PIB, les premiers pays gardent une large de manoeuvre sur le plan fiscal. En effet leur fiscalité est légère et avantageuse. Bien entendu augmenter la fiscalité n'encouragera pas la reprise mais elle pourra permettre d'alléger le déficit. En France c'est loin d'être le cas. Les propositions du type "taxer les revenus à 75 %" prêtent à sourire mais sont aussi le signe de l'impasse dans lequel se situe la France. Son déficit et sa dette augmentent alors que l'on surpresse le contribuable, et c'est à ce prix que le déficit et la dette restent "modérés" ( mais trop élevés et hors de contrôle néanmoins ). Le problème est quand il n'y a plus rien à presser : augmenter la pression n'est pas plus efficace, voire même elle devient dangereuse car le contribuable accepte les taxes jusqu'à un certain point, au-délà il limitera son exposition fiscales par différents moyens. Ces moyens sont trop nombreux pour en faire la liste. Cela va de l'expatriation dont on parle beaucoup, à la démotivation au travail, à la diminution de la quantité de travail et à l'arrêt des investissement en France, en passant par le travail au noir, le transfert de fonds à l'étranger, ou d'autres méthodes plus ou moins honnêtes.

On peut donc se demander si finalement cette pression sur la Grèce ou l'Espagne ne visait pas à uniformiser la fiscalité en Europe... Quoi qu'il en soit un jour il faudra bien penser à faire de la croissance afin de faire des bénéfices et donc d'avoir des rentrées d'argent et de diminuer l'argent versé sous forme d'allocations. Ce jour on constatera qu'il est bien plus difficile de créer des entreprises, de faire travailler les actifs dans un pays qui est écrasé par les taxes. En outre l'Espagne ou le Portugal ont de meilleures chances d'être compétitifs et donc de générer des recettes avec des salaires plus bas.

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