GoldMoney. The best way to buy gold & silver

Les métaux précieux rejoignent leurs creux d'octobre. Ils pourraient donc baisser encore un peu mais vraisemblablement plus beaucoup. En fait ces actifs ont particulièrement bien résisté alors que les actions chutaient vers leur niveau le plus bas depuis 1997. Ils ont servi de refuge... Un refuge contre la dévaluation monétaire en fait ; une sorte de monnaie alors que les grandes monnaies mondiales perdent régulièrement leur valeur. Un refuge aussi car les métaux précieux sont le seul actif sûr, puisque les actions sont risquées en dépit de leur valorisation faible, les obligations sont chères et peu rentables, l'immobilier aussi, les matières premières en général peuvent baisser dans un contexte déflationniste...Par conséquent, les métaux précieux peuvent être demandés en tant qu'investissement de sécurité.

Et puis ces métaux précieux sont utiles. Certains pays dont la croissance ne fait que ralentir passagèrement auront besoin à l'avenir de ces métaux pour leur industrie ( le Brésil, la Chine, etc... ). Ils sont aussi utilisés dans la bijouterie.

En pratique l'or n'est pas très cher. Toutefois il semble davantage valorisé que ses cousins ( argent, platine, palladium ). Certes la mode est à l'or mais il faut savoir sortir du troupeau. Il y a peut-être davantage de risques loin du troupeau mais les pâturages sont plus verdoyants ! Par exemple le platine est moins cher que l'or mais ses stocks sont très faibles et il est bien plus rare que l'or. On peut espèrer qu'il en vaille le double. Le palladium est moins rare que le platine mais il est très faiblement valorisé ( 1/3 de l'or alors qu'il lui est arrivé d'en valoir le double ). L'argent est un métal industriel qui historiquement vaut 5 à 10 fois moins que l'or. Actuellement il en vaut 50 fois moins ! Je ne parle pas du rhodium car il est très spéculatif : une très faible demande de rhodium ferait flamber le cours à haute vitesse et inversement, mais il est vraiment très bon marché !

Leur évolution va dépendre de deux choses :

1. La croissance : le monde sait que l'occident a calé. La croissance ne dépend plus de l'occident mais des pays que l'on disait émergents. Ils sont actuellement affectés par la diminution de la consommation en occident mais cela sera transitoire. En outre, il est probable que l'occident cède à la tentation de soutenir la croissance par des dévaluations monétaires, afin d'éviter la récession et la déflation. Nous aurions alors une croissance très faible mais non négative.

2. La dévaluation monétaire est la seule issue possible pour résoudre le problème des déficits, de la dette et de la croissance. La rigueur est indispensable mais rigueur ne signifie pas austérité. Cela signifie que l'Occident devra diminuer ses dépenses superflues afin que les flux monétaires soient investis de manière rentable et non engloutis par des déficits structurels ( nous en sommes loins ). En d'autres termes, il ne faut pas que l'argent nouvellement créé soit jeté par les fenêtres comme cela s'est fait ces dernières années. Il faut de l'argent frais, mais cet argent devra être judicieusement investi. Toutefois cette proposition reste très utopique ! Ainsi l'euro est en mauvaise situation. Certains disent qu'il est surévalué. Effectivement à ce niveau-là beaucoup de pays européens vont être en faillite prochainement et les tensions intra-européennes vont s'accentuer. Les métaux précieux constituent là encore une protection contre la baisse de l'euro.

En conclusion, je commence doucement mes achats de métaux précieux car ils sont dans une configuration intéressante pour un investissement de long terme. Je répète qu'à court terme il peut encore y avoir une baisse mais il est difficile de présager des conséquences de la volatilité.

PS : Lire cet article qui prône en fait la dévaluation monétaire. Wall Street attend un changement d'attitude la BCE :

"Il est probable de voir une panne générale du système financier européen qui affecterait durement les économies européenne et mondiale", a averti Frederick Dickson, stratège en chef chez DA Davidson, exhortant les Européens à permettre à la BCE d'acheter massivement de la dette des pays en difficulté. "Il faut baisser le taux directeur et autoriser la BCE à acheter massivement des obligations", a insisté Hugues Johnson, dénonçant des politiques d'austérités unilatérales. "Le marché ne veut pas voir des mesures d'austérité dans des pays qui ont 15% de chômage et leur message est qu'ils ont besoin avant tout de voir des politique de croissance", a-t-il déclaré, accusant la chancelière allemande Angela Merkel de "ne rien (avoir) compris".

http://www.boursorama.com/actualites/wall-street-attend-un-changement-d-attitude-la-bce-444daa45f5c51072810af061e3ad8f77